domingo, 5 de julio de 2015


La guilde française des scénaristes est l’unique syndicat professionnel dédié à la défense des intérêts artistiques, contractuels et financiers des scénaristes en France. Elle représente près de 350 scénaristes travaillant pour le cinéma, la fiction TV et l’animation.
La Guilde veut favoriser, à travers le dialogue interprofessionnel, une meilleure reconnaissance du rôle du scénariste et améliorer ses conditions de travail. Elle a pour ambition d’organiser et réguler ses relations avec les différents professionnels de l’audiovisuel, du cinéma et de l’Internet.

À travers la Guilde, les scénaristes appellent à bâtir une industrie du contenu performante et de qualité, à investir à la fois dans des projets rentables et d’autres plus risqués, à créer des œuvres exportables qui témoignent du savoir-faire de notre industrie audiovisuelle.

Oscars : qui sont les Français déjà récompensés ?



On note que Roman polnski (en 2003) et Michel Hazanavicius (en 2012) restent les deux seuls cinéastes français à avoir obtenu l'Oscar du meilleur réalisateur.Claude Lelouch a emporté deux Oscars en 1967 pour Un homme et une femme (meilleur film étranger et meilleur scénario) ; pour ce film, il a été nommé également comme meilleur réalisateur.

Après les Oscars remportés en 2012 par Jean Dujardin et Michel Hazanavicius pour le filmThe Artist , c'est au tour de Jean-Claude Carrière d'être gratifié d'un Oscar.
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Le scénariste Jean-Claude Carrière rejoint la liste des Français récompensés par l'Oscar d'honneur




Jean-Claude Carrière

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Né dans une famille de viticulteurs à Colombières-sur-Orb, Jean-Claude Carrière est un ancien élève du lycée Voltaire puis du lycée Lakanal à Sceaux et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Après une licence de lettres et une maîtrise d'histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture1.

Il publie en 1957 son premier roman, Lézard et rencontre Jacques Tati et Pierre Étaix1 avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Buñuel durera dix-neuf ans jusqu'à la mort du réalisateur. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Il travaille aussi régulièrement avec le réalisateur tchèque Miloš Forman.

Parmi les nombreux scénarios1 écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le César du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'œuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il cosigne avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Ulzhan qui est présenté au Festival de Cannes. Écrivain, scénariste, conteur, mais aussi acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière se partage entre le cinéma, le théâtre et la littérature; travaillant souvent sur des adaptations, tant pour le théâtre que pour le cinéma ou la télévision, il rencontre très fréquemment un succès critique et public.




HENRI VERNEUIL (1920-2002)


D'origine arménienne, Achod Malakian est né en Turquie, à Rodosto, le 15 octobre 1920. Fuyant le génocide, toute sa famille s'installe dès 1924 à Marseille. Il connaît une jeunesse studieuse, récompensée en 1943 par un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des arts et métiers. Bercé par les récits de son père, il rêve déjà de fixer par l'image des histoires captivantes. Après un passage rapide à la radio locale et au Petit Marseillais comme critique de films, il pénètre dans les studios. Assistant de Robert Vernay, il va bientôt voler de ses propres ailes.

De 1946 à 1951, il signe du nom d'Henri Verneuil une vingtaine de courts-métrages : comédies de première partie (À la Culotte de Zouave), évocations musicales (Cuba à Montmartre), tentatives insolites (Maldonne). Lors du tournage d'Escale au soleil, en 1948, il rencontre Fernandel qui, deux ans plus tard, accepte d'interpréter son premier long-métrage : La Table aux crevés, adaptation sensible d'un roman de Marcel Aymé. Monstre sacré, Fernandel place le réalisateur devant ses responsabilités : « Il m'a appris à diriger les acteurs, car j'ai compris que si je n'y arrivais pas avec lui, je me ferais dévorer tout cru. » L'audace est payante. Le comédien redouté offre dès lors son concours, et parcourt avec lui toute la gamme de son talent : chronique provençale (Le Boulanger de Valorgue, 1952), parodie (L'Ennemi public no1, 1953), bouffonnerie (Le Mouton à cinq pattes, 1954), drame sentimental (Le Fruit défendu, 1952). L'odyssée tragi-comique de La Vache et le Prisonnier (1959) sera un énorme succès public. Il y a aussi place pour des divertissements parfois brillants : Paris Palace Hôtel (1956), ou Maxime (1958).

Film Maxime d'Henri Verneuil

Synopsis
Maxime, aristocrate ruiné, sert de factotum à son jeune et riche ami, Hubert, arriviste et cynique, à qui il enseigne l'art des bonnes manières. Hubert l'a chargé de servir d'intermédiaire entre lui et Jacqueline, une jeune fille qui l'a éconduit. Mais Maxime se prend au jeu, et bientot lui et Jacqueline s'avouent leur amour. Cependant, la situation de Maxime et son age, ne peuvent assurer l'avenir de la jeune fille.


ALAIN RESNAIS (1922-2014)


Alain Resnais est né le 3 juin 1922 à Vannes, dans le Morbihan. Très tôt, il se prend de passion pour le cinéma.

L'auteur de L'Amour à mort, qui offre à Bébel le rôle de l'escroc Staviskyen 1974, est nourri de culture populaire : s'essayant à la SF (Je t'aime, je t'aime, 1968), il revisite le théâtre de boulevard (Mélo, 1986), s'intéresse à la BD (I Want to Go Home), donne à la variété ses lettres de noblesse (On connait la chanson, son plus gros succès en 1997) et signe une opérette (Pas sur la bouche). Film-puzzle rythmé par les interventions d'Henri Laborit,Mon oncle d´Amerique (primé à Cannes en 1980) illustre à merveille le caractère à la fois ludique et cérébral de son cinéma


Film  Mon Oncle D'Amerique par Alain Resnais, 1980

Résumé

 Trois destinées distinctes finissent par se rencontrer à un point précis de chacune d'elles. Jean appartient à la bourgeoisie traditionnelle. Il a de l'imagination et de l'ambition et mène une carrière politique et littéraire. Un soir, il rencontre une jeune comédienne, Janine, et, pour elle, quitte femme et enfants. Janine est fille de militants communistes.
 Elle abandonne brusquement son environnement familial et social contraignant (et pauvre) pour "vivre sa vie". Sa vie, c'est le théâtre. Sa liaison avec Jean prend fin à la suite d'une démarche de l'épouse de ce dernier, qui utilise le chantage au sentiment. Janine change de métier, d'ambiance, devient conseillère d'un groupe industriel et commercial.
 C'est à ce titre qu'elle aura à s'occuper du cas de René Ragueneau. René, fils de paysans catholiques, catholique lui-même, a abandonné le travail de la terre pour celui du textile. Il est devenu chef de service. Mais la crise économique et les jeux de l'ambition humaine lui occasionnent une série de déconvenues et humiliations professionnelles.
 Mal armé pour les affronter, il adopte une attitude farouche et des réactions maladroites qui le conduisent à une tentative de suicide. Au fur et à mesure que les trois branches de l'histoire se développent, les interventions "hors texte" d'un savant biologiste (Henri Laborit, dans son propre rôle) nous renseignent sur certaines lois du comportement humain fondées sur l'étude du cerveau et de la physiologie animale en général. Ces théories, clairement exposées, soutiennent que les actes qu'accomplissent l'individu sont déterminés par le conditionnement de la petite enfance.
 Chacun réagit selon des pulsions de type primaire : la lutte avec le rival ou la fuite devant l'ennemi, selon le cas. Lorsque le sujet est incapable de choisir entre l'affrontement et la dérobade, il se produit le phénomène d'inhibition qui peut conduire à des réactions-limites comme le suicide.