domingo, 5 de julio de 2015


GEORGES LAUTNER (1926-2013)






Né à Nice en 1926, élevé dans le sérail (il est le fils de l'actrice Renée Saint-Cyr), habitué des studios de la Victorine et de la Côte d'Azur où il a tourné treize longs-métrages sur la quarantaine réalisés jusqu'au milieu des années 1990, Georges Lautner est parmi les réalisateurs dont les films sont le plus fréquemment reprogrammés aux heures de grande écoute par les télévisions hertziennes, ce qui contraste avec la place extrêmement mesurée que leur auteur occupe dans les histoires du cinéma.

Il débute dans le long-métrage exactement en même temps que les réalisateurs de la Nouvelle Vague (La Môme aux boutons, 1958) et se cherche un temps entre cinéma d'auteur et films centrés sur des problèmes de conscience (Marche ou crève, 1960 ; Arrêtez les tambours, 1961 ; Le Septième Juré, 1962), mais il oblique rapidement vers l'humour et la parodie avec la série des trois Monocle (Le Monocle noir, 1961 ; L'Œil du monocle, 1962 ; et Le monocle rit jaune, 1964) où Paul Meurisse cisèle un savoureux personnage d'agent secret, un anti-James Bond à la française. Énorme succès commercial, Les Tontons flingueurs (1963) renouvelle le comique des années 1960 en proposant un pastiche très réussi de film noir : adapté d'un roman d'Albert Simonin, dialogué par un Michel Audiard d'une drôlerie irrésistible et interprété par Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche et Jean Lefèvre s'amusant de leurs ineffables personnages de Pieds Nickelés, Les Tontons flingueurs nous donne une suite ininterrompue de scènes d'anthologie. Reprenant exactement la même équipe, Les Barbouzes (1964) gomme les aspects les plus culottés des Tontons flingueurs et force sur les courses-poursuites avec destruction burlesque de tous les décors. Mais le principe de près d'une trentaine des films qui suivront est trouvé : le balancement entre polar d'action et comédie de mots.

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