domingo, 5 de julio de 2015


HENRI VERNEUIL (1920-2002)


D'origine arménienne, Achod Malakian est né en Turquie, à Rodosto, le 15 octobre 1920. Fuyant le génocide, toute sa famille s'installe dès 1924 à Marseille. Il connaît une jeunesse studieuse, récompensée en 1943 par un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des arts et métiers. Bercé par les récits de son père, il rêve déjà de fixer par l'image des histoires captivantes. Après un passage rapide à la radio locale et au Petit Marseillais comme critique de films, il pénètre dans les studios. Assistant de Robert Vernay, il va bientôt voler de ses propres ailes.

De 1946 à 1951, il signe du nom d'Henri Verneuil une vingtaine de courts-métrages : comédies de première partie (À la Culotte de Zouave), évocations musicales (Cuba à Montmartre), tentatives insolites (Maldonne). Lors du tournage d'Escale au soleil, en 1948, il rencontre Fernandel qui, deux ans plus tard, accepte d'interpréter son premier long-métrage : La Table aux crevés, adaptation sensible d'un roman de Marcel Aymé. Monstre sacré, Fernandel place le réalisateur devant ses responsabilités : « Il m'a appris à diriger les acteurs, car j'ai compris que si je n'y arrivais pas avec lui, je me ferais dévorer tout cru. » L'audace est payante. Le comédien redouté offre dès lors son concours, et parcourt avec lui toute la gamme de son talent : chronique provençale (Le Boulanger de Valorgue, 1952), parodie (L'Ennemi public no1, 1953), bouffonnerie (Le Mouton à cinq pattes, 1954), drame sentimental (Le Fruit défendu, 1952). L'odyssée tragi-comique de La Vache et le Prisonnier (1959) sera un énorme succès public. Il y a aussi place pour des divertissements parfois brillants : Paris Palace Hôtel (1956), ou Maxime (1958).

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