domingo, 5 de julio de 2015


La guilde française des scénaristes est l’unique syndicat professionnel dédié à la défense des intérêts artistiques, contractuels et financiers des scénaristes en France. Elle représente près de 350 scénaristes travaillant pour le cinéma, la fiction TV et l’animation.
La Guilde veut favoriser, à travers le dialogue interprofessionnel, une meilleure reconnaissance du rôle du scénariste et améliorer ses conditions de travail. Elle a pour ambition d’organiser et réguler ses relations avec les différents professionnels de l’audiovisuel, du cinéma et de l’Internet.

À travers la Guilde, les scénaristes appellent à bâtir une industrie du contenu performante et de qualité, à investir à la fois dans des projets rentables et d’autres plus risqués, à créer des œuvres exportables qui témoignent du savoir-faire de notre industrie audiovisuelle.

Oscars : qui sont les Français déjà récompensés ?



On note que Roman polnski (en 2003) et Michel Hazanavicius (en 2012) restent les deux seuls cinéastes français à avoir obtenu l'Oscar du meilleur réalisateur.Claude Lelouch a emporté deux Oscars en 1967 pour Un homme et une femme (meilleur film étranger et meilleur scénario) ; pour ce film, il a été nommé également comme meilleur réalisateur.

Après les Oscars remportés en 2012 par Jean Dujardin et Michel Hazanavicius pour le filmThe Artist , c'est au tour de Jean-Claude Carrière d'être gratifié d'un Oscar.
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Le scénariste Jean-Claude Carrière rejoint la liste des Français récompensés par l'Oscar d'honneur




Jean-Claude Carrière

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Né dans une famille de viticulteurs à Colombières-sur-Orb, Jean-Claude Carrière est un ancien élève du lycée Voltaire puis du lycée Lakanal à Sceaux et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Après une licence de lettres et une maîtrise d'histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture1.

Il publie en 1957 son premier roman, Lézard et rencontre Jacques Tati et Pierre Étaix1 avec qui il cosigne des courts et des longs métrages. Sa collaboration avec Buñuel durera dix-neuf ans jusqu'à la mort du réalisateur. Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook. Il travaille aussi régulièrement avec le réalisateur tchèque Miloš Forman.

Parmi les nombreux scénarios1 écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le César du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'œuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il cosigne avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Ulzhan qui est présenté au Festival de Cannes. Écrivain, scénariste, conteur, mais aussi acteur et réalisateur, Jean-Claude Carrière se partage entre le cinéma, le théâtre et la littérature; travaillant souvent sur des adaptations, tant pour le théâtre que pour le cinéma ou la télévision, il rencontre très fréquemment un succès critique et public.




HENRI VERNEUIL (1920-2002)


D'origine arménienne, Achod Malakian est né en Turquie, à Rodosto, le 15 octobre 1920. Fuyant le génocide, toute sa famille s'installe dès 1924 à Marseille. Il connaît une jeunesse studieuse, récompensée en 1943 par un diplôme d'ingénieur à l'École nationale des arts et métiers. Bercé par les récits de son père, il rêve déjà de fixer par l'image des histoires captivantes. Après un passage rapide à la radio locale et au Petit Marseillais comme critique de films, il pénètre dans les studios. Assistant de Robert Vernay, il va bientôt voler de ses propres ailes.

De 1946 à 1951, il signe du nom d'Henri Verneuil une vingtaine de courts-métrages : comédies de première partie (À la Culotte de Zouave), évocations musicales (Cuba à Montmartre), tentatives insolites (Maldonne). Lors du tournage d'Escale au soleil, en 1948, il rencontre Fernandel qui, deux ans plus tard, accepte d'interpréter son premier long-métrage : La Table aux crevés, adaptation sensible d'un roman de Marcel Aymé. Monstre sacré, Fernandel place le réalisateur devant ses responsabilités : « Il m'a appris à diriger les acteurs, car j'ai compris que si je n'y arrivais pas avec lui, je me ferais dévorer tout cru. » L'audace est payante. Le comédien redouté offre dès lors son concours, et parcourt avec lui toute la gamme de son talent : chronique provençale (Le Boulanger de Valorgue, 1952), parodie (L'Ennemi public no1, 1953), bouffonnerie (Le Mouton à cinq pattes, 1954), drame sentimental (Le Fruit défendu, 1952). L'odyssée tragi-comique de La Vache et le Prisonnier (1959) sera un énorme succès public. Il y a aussi place pour des divertissements parfois brillants : Paris Palace Hôtel (1956), ou Maxime (1958).

Film Maxime d'Henri Verneuil

Synopsis
Maxime, aristocrate ruiné, sert de factotum à son jeune et riche ami, Hubert, arriviste et cynique, à qui il enseigne l'art des bonnes manières. Hubert l'a chargé de servir d'intermédiaire entre lui et Jacqueline, une jeune fille qui l'a éconduit. Mais Maxime se prend au jeu, et bientot lui et Jacqueline s'avouent leur amour. Cependant, la situation de Maxime et son age, ne peuvent assurer l'avenir de la jeune fille.


ALAIN RESNAIS (1922-2014)


Alain Resnais est né le 3 juin 1922 à Vannes, dans le Morbihan. Très tôt, il se prend de passion pour le cinéma.

L'auteur de L'Amour à mort, qui offre à Bébel le rôle de l'escroc Staviskyen 1974, est nourri de culture populaire : s'essayant à la SF (Je t'aime, je t'aime, 1968), il revisite le théâtre de boulevard (Mélo, 1986), s'intéresse à la BD (I Want to Go Home), donne à la variété ses lettres de noblesse (On connait la chanson, son plus gros succès en 1997) et signe une opérette (Pas sur la bouche). Film-puzzle rythmé par les interventions d'Henri Laborit,Mon oncle d´Amerique (primé à Cannes en 1980) illustre à merveille le caractère à la fois ludique et cérébral de son cinéma


Film  Mon Oncle D'Amerique par Alain Resnais, 1980

Résumé

 Trois destinées distinctes finissent par se rencontrer à un point précis de chacune d'elles. Jean appartient à la bourgeoisie traditionnelle. Il a de l'imagination et de l'ambition et mène une carrière politique et littéraire. Un soir, il rencontre une jeune comédienne, Janine, et, pour elle, quitte femme et enfants. Janine est fille de militants communistes.
 Elle abandonne brusquement son environnement familial et social contraignant (et pauvre) pour "vivre sa vie". Sa vie, c'est le théâtre. Sa liaison avec Jean prend fin à la suite d'une démarche de l'épouse de ce dernier, qui utilise le chantage au sentiment. Janine change de métier, d'ambiance, devient conseillère d'un groupe industriel et commercial.
 C'est à ce titre qu'elle aura à s'occuper du cas de René Ragueneau. René, fils de paysans catholiques, catholique lui-même, a abandonné le travail de la terre pour celui du textile. Il est devenu chef de service. Mais la crise économique et les jeux de l'ambition humaine lui occasionnent une série de déconvenues et humiliations professionnelles.
 Mal armé pour les affronter, il adopte une attitude farouche et des réactions maladroites qui le conduisent à une tentative de suicide. Au fur et à mesure que les trois branches de l'histoire se développent, les interventions "hors texte" d'un savant biologiste (Henri Laborit, dans son propre rôle) nous renseignent sur certaines lois du comportement humain fondées sur l'étude du cerveau et de la physiologie animale en général. Ces théories, clairement exposées, soutiennent que les actes qu'accomplissent l'individu sont déterminés par le conditionnement de la petite enfance.
 Chacun réagit selon des pulsions de type primaire : la lutte avec le rival ou la fuite devant l'ennemi, selon le cas. Lorsque le sujet est incapable de choisir entre l'affrontement et la dérobade, il se produit le phénomène d'inhibition qui peut conduire à des réactions-limites comme le suicide.



JEAN-DANIEL POLLET (1936-2004)
















La carrière de Jean-Daniel Pollet s'inscrit sous le triple signe de la recherche de la perfection, d'une volonté insatiable d'innovation, mais aussi de la malchance. Ce réalisateur discret, ignoré du grand public, est pourtant l'un des auteurs phares du cinéma né de la nouvelle vague.

Le matériel à vocation militaire est détourné pour une expérience cinématographique : filmer l'ennui d'une salle de danse le dimanche après-midi. Au fil des semaines, la figure d'un habitué émerge des rushes. Pollet découvre ainsi celui dont il fera le Buster Keaton français, Claude Melki. L'expression de sa timidité maladive engendre les plus belles séquences du film (Pourvu qu'on ait l'ivresse..., 1957) et fait naître un personnage récurrent, Léon. Jean-Daniel Pollet l'utilisera quatre fois en moins de quinze ans, toujours avec le même bonheur : de Gala (1962) à L'Acrobate (1975), où Léon vainc sa timidité par le biais de la danse et se métamorphose en séducteur. La veine comique de ces œuvres, mêlant le réalisme populaire à l'absurdité de la banalité quotidienne, va tracer une voie dont seul Jacques Tait  avait donné l'exemple dans le cinéma français.

Cette partie – la mieux connue de sa filmographie – masque dans un premier temps la singularité du reste de ses expérimentations. Acteur de la nouvelle vague dont il est le benjamin en tournant son premier long-métrage à vingt-trois ans (La Ligne de mire, 1959, inédit), Jean-Daniel Pollet enchaîne avec des films à caractère alimentaire et des sujets pour la télévision. Viennent ensuite un film policier esthétisant destiné à lancer Françoise Hardy au cinéma (Une balle au cœur, 1965),

Film Mediterranee Jean Daniel Pollet 1963



MAURICE PIALAT (1925-2003)














Né le 31 août 1925 à Cunlhat (Auvergne), Maurice Pialat aurait pu, de par son âge, faire partie des cinéastes de la Nouvelle Vague
En 1960, L'Amour existe annonce les films à venir de Maurice Pialat. « Longtemps j'ai habité la banlieue. Mon premier souvenir est un souvenir de banlieue. » Ce commentaire situe le monde du cinéaste, comme il aimait à le répéter, du côté de « ceux qui prennent le métro », à l'image du cinéma français populaire des années 1930. L'Amour existe et L'Enfance nue, son premier long-métrage, chacun à leur manière, comportent un aspect documentaire. Ce qui ne suffit pourtant pas à faire de Pialat le chroniqueur de la France profonde. Le cinéaste détestait d'ailleurs les étiquettes de « réaliste » ou de « naturaliste », et on ne saurait les appliquer à un film qui touche au surnaturel comme Sous le soleil de Satan, ou bien à l'interrogation concrète autant que spirituelle sur l'art et l'artiste que formule Van Gogh. De même que les cinéastes de la Nouvelle Vague, Pialat croit à l'objectivité absolue de la « machine » des frères Lumière tout autant qu'à un cinéma « à la première personne » défendu par François Truffaut. De plus, la biographie imprègne chacun de ses films et l'émotion vécue est au cœur de sa démarche, l'empêchant, parfois malgré lui, de se plier à l'attente supposée d'un public. Il en résulte une œuvre chaotique, faite de refus, de succès et d'échecs, qui ne ressemble à rien d'autre qu'à elle-même et à son auteur, et qui demeure un exemple pour toute une génération de jeunes réalisateurs.

CLAUDE MILLER (1942-2012)



Claude Miller, mort le 4 avril 2012, fut une figure majeure de la génération 1970 du cinéma français, intermédiaire entre Nouvelle Vague des années 1960 et jeune cinéma des années 1990, celui d'Arnaud Desplechin ou Olivier Assayas. Né le 20 février 1942 à Paris, il occupe pendant dix ans, à la sortie de l'I.D.H.E.C. (promotion 1962-1963), divers postes de collaborateur de création auprès de grands cinéastes : assistant réalisateur ou régisseur de films de Jean-Luc Godard ainsi que de Marcel Carné, Robert Bresson, Michel Deville, Jacques Demy... Il est également directeur de production de sept longs-métrages de François Truffaut dont il assimilera la morale de cinéaste : concentrer davantage son travail sur la mise en scène que sur l'expression subjective, car un film est un récit destiné à toucher un large public. Parallèlement, il réalise trois courts-métrages remarqués, à chaque fois interprétés par Juliet Berto : Juliet dans Paris (1967), La Question ordinaire (1969), 
Camille (1971).

Afin de passer au long-métrage, Claude Miller s'associe à Luc Béraud. Ils travaillent en commun aux scénarios puis finalisent chacun à tour de rôle la mise en scène. De 1975 à 1980 furent écrits ainsi et réalisés quatre films. Le premier signé de Miller (La Meilleure Façon de marcher, 1976) a été mieux reçu que celui de Béraud (La Tortue sur le dos, 1978) : on a vite catalogué Miller comme réalisateur et Béraud comme scénariste. Aussi leur collaboration tourne-t-elle court après un dernier projet avorté, La Java.


GEORGES LAUTNER (1926-2013)






Né à Nice en 1926, élevé dans le sérail (il est le fils de l'actrice Renée Saint-Cyr), habitué des studios de la Victorine et de la Côte d'Azur où il a tourné treize longs-métrages sur la quarantaine réalisés jusqu'au milieu des années 1990, Georges Lautner est parmi les réalisateurs dont les films sont le plus fréquemment reprogrammés aux heures de grande écoute par les télévisions hertziennes, ce qui contraste avec la place extrêmement mesurée que leur auteur occupe dans les histoires du cinéma.

Il débute dans le long-métrage exactement en même temps que les réalisateurs de la Nouvelle Vague (La Môme aux boutons, 1958) et se cherche un temps entre cinéma d'auteur et films centrés sur des problèmes de conscience (Marche ou crève, 1960 ; Arrêtez les tambours, 1961 ; Le Septième Juré, 1962), mais il oblique rapidement vers l'humour et la parodie avec la série des trois Monocle (Le Monocle noir, 1961 ; L'Œil du monocle, 1962 ; et Le monocle rit jaune, 1964) où Paul Meurisse cisèle un savoureux personnage d'agent secret, un anti-James Bond à la française. Énorme succès commercial, Les Tontons flingueurs (1963) renouvelle le comique des années 1960 en proposant un pastiche très réussi de film noir : adapté d'un roman d'Albert Simonin, dialogué par un Michel Audiard d'une drôlerie irrésistible et interprété par Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche et Jean Lefèvre s'amusant de leurs ineffables personnages de Pieds Nickelés, Les Tontons flingueurs nous donne une suite ininterrompue de scènes d'anthologie. Reprenant exactement la même équipe, Les Barbouzes (1964) gomme les aspects les plus culottés des Tontons flingueurs et force sur les courses-poursuites avec destruction burlesque de tous les décors. Mais le principe de près d'une trentaine des films qui suivront est trouvé : le balancement entre polar d'action et comédie de mots.

Film Le Vieil Homme Et L'Enfant Par Claude Berri




Synopsis
1943. Un vieux couple de retraités vivant isolé dans les Alpes accueille Claude, un petit réfugié parisien. "Pépé" n'est antisémite que parce qu'il est trop sensible à la propagande de Vichy. Or, le petit garçon est juif, ce qu'ignore le vieux couple. Au delà des préjugés, une tendre amitié va se créer entre le petit parisien et le vieil homme.




CLAUDE BERRI  (1934-2009)


Pendant plusieurs dizaines d'années, Claude Berri fut une des personnalités les plus en vue du cinéma français. Juge et partie à tous les niveaux, tant politique que productif, professionnel ou artistique, il fut de tous les débats. Lors des discussions du G.A.T.T., il fit de son film Germinal (1992) un symbole de l'« exception culturelle » et, grand amateur d'art contemporain, fit entrer la peinture à la Cinémathèque française quand il en devint président en 2003. Caractère atypique, parfois brutal dans ses relations humaines, Berri pouvait passer de confessions doloristes à un exhibitionnisme audacieux (ainsi sa prestation dans Stan le flasher, Serge Gainsbourg, 1990). Et quand on attendait des révélations fracassantes de la publication de ses Mémoires, il livra un bel essai de grande valeur littéraire (Auto-portrait, 2004).

Né en 1934, Claude Langmann (dit Berri) joue quelques petits rôles (Janine, Maurice Pialat, 1961) puis réalise un court-métrage, Le Poulet (1963), oscar à Hollywood. Son premier long-métrage, Le Vieil Homme et l'enfant (1966) remporte un succès critique et commercial. Michel Simon y campe un inoubliable grand-père antisémite qui se prend d'affection pour un petit juif dans la France occupée. Suivent alors des films à caractère plus ou moins autobiographique qu'il interprète parfois lui-même. Toutes les phases de l'existence sont abordées (Mazel Tov ou le mariage, 1968 ; Le Pistonné, 1969 ; Le Cinéma de papa, 1970 ; Sex-shop, 1972 ; Le Mâle du siècle, 1974 ; La Première Fois, 1976 ; Un moment d'égarement, 1977 ; Je vous aime, 1980). Il s'agit d'œuvres attachantes, réalisées très simplement et qui valent ce que valent les situations et les personnages.

Sa rencontre avec Coluche (Le Maître d'école, 1981) l'amène à quitter le registre de la comédie dramatique. Tchao pantin (1983) dans lequel un pompiste alcoolique se prend d'amitié pour un petit trafiquant de drogue sera le meilleur film du comique, devenu émouvant, et de son réalisateur

sábado, 4 de julio de 2015


JEAN KERCHBRON (1924-2003)


Jean Kerchbron, réalisateur, scénariste et adaptateur, décédé à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de soixante-dix-huit ans, le 3 février 2003, disparaît l'un des grands pionniers de la télévision française. Né à Paris, le 24 juin 1924, d'origine juive, il rejoint la Résistance ; capturé et condamné à mort, il s'évadera. À la Libération, il achève des études d'ingénieur électrotechnicien, entre comme ingénieur du son, puis metteur en ondes, à la Radiodiffusion française, avant de rejoindre la toute petite équipe d'une télévision encore très artisanale. La même année 1950, il réalise une série documentaire, Les Villages de Paris, et consacre plusieurs émissions à la musique. Comme les quelques réalisateurs de l'époque, il aborde tous les genres, et notamment les variétés (Cabaret du soir, 1958 ; Du Caf'conc' au music-hall, 1960-1964) ; mais c'est avec les dramatiques qu'il va se distinguer. Inventif, Jean Kerchbron croit en la spécificité d'un langage télévisuel fondé sur le rapport très particulier qui se nouerait entre les acteurs et les téléspectateurs. Il considère comme une mission de dépoussiérer les grands textes du théâtre classique pour les proposer au public déjà considérable de la télévision. Militant de « la télévision des professeurs », il parvient à imposer l'alexandrin au petit écran, ce qui lui vaudra le surnom de Britannicus. Il réalise et adapte successivement, de Racine, Bajazet (1958), Britannicus (1959) dont la critique salue les audaces de mise en scène, la virtuosité des mouvements de caméra et l'originalité du décor, Bérénice (1959, grand prix de la critique de télévision), Iphigénie (1965), Phèdre (1980) ; de Corneille, Horace (1963), Cinna (1964) ; de Molière, Georges Dandin (1954), Le Misanthrope (1959), etc. Une prédilection le porte vers le théâtre de Victor Hugo : il adapte ou co-adapte et réalise Mangeront-ils ? (1957), Hernani (1961), Marion Delorme (1967), L'Homme qui rit (1971), Torquemada (1976).

 DANIÈLE HUILLET (1936-2006)
 









Cinéaste. Son nom est indissociable de celui de son époux, Jean-Marie Straub, avec qui elle cosigne tous ses films. À Munich, où Straub a fui la réquisition pour l'Algérie, le couple réalise d'après Heinrich Böll Machorka-Muff (1962) puis un premier long-métrage, Non Réconciliés (1965). Chronique d'Anna-Magdalena Bach (1967) tient lieu de manifeste : son en prise directe, refus du spectaculaire, importance du non-dit, concentration. Tenant d'un cinéma indépendant et engagé, le couple se charge de l'ensemble de la fabrication (écriture, réalisation, montage, production), construisant une œuvre intransigeante et volontairement confidentielle : Leçons d'histoire, d'après Brecht (1972) ; Moïse et Aaron (1974), d'après l'opéra de Schönberg ; Fortini/Cani (1976), d'après Les Chiens du Sinaï de Franco Fortini ;Toute révolution est un coup de dés (1977), d'après Mallarmé ; De la nuée à la Résistance (1978), d'après Pavese ; Trop tôt, trop tard (1981) ; Amerika, rapports de classe (1984), d'après Kafka ; La Mort d'Empédocle (1987), d'après Hölderlin, que prolonge Noir Péché (1989), puis Cézanne (1990), ou encore Sicilia ! (1999), d'après Vittorini, et Ces Rencontres avec eux (2006), d'après Pavese. Lors de la Mostra de Venise, en 2006, un lion d'argent a été attribué aux deux cinéastes pour l'ensemble de leur œuvre.

MARCEL HANOUN (1929-2012)  
   


Marcel Hanoun est né à Tunis le 22 octobre 1929. Contemporain de la Nouvelle Vague, il réalise son premier long-métrage en 1958 mais demeure isolé, même si, au début, Jean-Luc Godard loue, dans les Cahiers du cinéma, l'avènement de cet « outsider ». Ses recherches ne seront, par la suite, prises en considération ni par les membres issus du tronc central de cette galaxie (Rivette, Truffaut, Chabrol) ni par sa branche dite « rive gauche » (Resnais, Varda, Marker), dont Hanoun se rapproche pourtant par son goût de l'essai filmé. Il pratique un cinéma de poésie où la forme prend souvent le dessus sur le récit. Ses films relèvent de l' « abstraction narrative ». De cet ensemble se détache une composition chorale et symphonique, les Quatre Saisons (L'Été, 1968 ; L'Hiver, 1969 ; Le Printemps, 1970 et L'Automne, 1972). Soutenu par Jonas Mekas, qui le considère comme le cinéaste français le plus important depuis Robert Bresson, le milieu expérimental en fait, dans les années 1970, un de ses mentors. Mais les difficultés financières l'obligent à poursuivre, à partir de 1988, son travail en vidéo. Il en émerge aussi des chefs-d'œuvre tel Jeanne, aujourd'hui (2000).

Photographe et journaliste, Marcel Hanoun entre en cinéma vers 1955 avec un documentaire sur Gérard de Nerval (Gérard de la nuit), suivi par un court-métrage consacré à l'entrée des chars soviétiques à Budapest (Des hommes qui ont perdu racine, 1956). Son premier long-métrage, Une simple histoire (1958), prolonge cette veine documentaire tout en y insérant des recherches sur le langage que l'auteur développera par la suite. Le film nous montre, dans un registre proche de celui du néo-réalisme, le quotidien d'une femme désargentée qui débarque à Paris avec sa fillette.




FRANCIS GIROD (1944-2006)



















Réalisateur français. Francis Girod fait une entrée fracassante dans l'univers cinéphilique en 1974, avec Le Trio infernal où Michel Piccoli, en avocat véreux,Romy Schneider, en épouse soumise, et Mascha Gonska, en belle-sœur attentive, découpaient puis réduisaient en bouillie leurs victimes dans une baignoire remplie d'acide sulfurique. Un temps journaliste au Nouvel Observateur et à l'O.R.T.F. (1964-1966), Girod débute au cinéma comme assistant de Roger Vadim puis de Jean-Pierre Mocky. Véritable insoumis, il s'est ingénié à traiter des sujets qui dérangent : la décolonisation avec L'État sauvage (1978), l'immigration avec Le Grand Frère(1982), les coulisses du pouvoir avec Le Bon Plaisir (1983), la double personnalité d'un criminel dandy avec Lacenaire (1990), ou encore la montée de l'extrême droite avec Terminale (1998).

Filmographie Acteur

1966 L'horizon de Jacques Rouffio
1967 Les Gauloises Bleues de Michel Cournot
1967 Les Idoles de Marc'O
1968 Pierre ET Paul de René Allio
1968 LE Voleur DE Crimes de Nadine Trintignant
1970 Léa, L'hiver de Marc Monnet
1971 L'italien des Roses de Charles Matton
1973 Erica Minor de Bertrand Van Effenterre
1974 Le Jeu Avec Le Feu de Alain Robbe-Grillet
1985 Mon Beau-Frère A Tué Ma Sœur de Jacques Rouffio
1987 Saxo de Ariel Zeitoun
1988 L'enfance De L'art de Francis Girod
1988 Zanzibar de Christine Pascal
1991 L 627 de Bertrand Tavernier
1991 Mensonge de François Margolin
1998 Calino Maneige de Jean-Patrick Lebel 2005 Un Ami Parfait de Francis Girod




JEAN-ANDRÉ FIESCHI (1942-2009)     
  

Cinéaste et critique français. Né à Ajaccio, Jean-André Fieschi collabore à partir de 1961 aux Cahiers du cinéma, alors dirigés par Eric Rohmer, et y publie de nombreux articles et entretiens. De 1964 à 1968, lorsque Jacques Rivette deviendra directeur de la revue, il occupera le poste de secrétaire de rédaction. Par la suite, il collabore à des revues, telles que La Nouvelle Critique, La Revue d'esthétique, Caméra-Stylo,Limelight, et donne des chroniques au Nouvel Observateur et à la Quinzaine littéraire. Dès 1965, sa passion de l'objet cinématographique le conduit à s'intéresser à sa divulgation. Il fonde et dirige avec Noël Burch l'Institut de formation cinématographique, avant d'enseigner l'histoire du cinéma à Paris-I (1969-1970) puis à l'I.D.H.E.C. (1971-1973). De 1972 à 1976, il sera directeur de production à Unicité. Jean-André Fieschi est l'auteur d'une œuvre cinématographique importante, qui a fait l'objet d'une rétrospective à la galerie du Jeu de Paume à Paris, en 1999. Outre les films réalisés pour la série de Janine Bazin et André S. Labarthe, « Cinéastes de notre temps » (sur Pasolini, le jeune cinéma italien et, en collaboration avec N. Burch,La Première Nouvelle Vague : Delluc et Cie, suivi de La Première Nouvelle Vague : Marcel L'Herbier), mentionnons L'Accompagnement (1966, d'après Cortázar), Les Nouveaux Mystères de New York (1976-1981), La Bande Eustache (1982), Le Tueur assis (d'après J.-P. Manchette), Mosso Mosso, Jean Rouch comme si...(1999), La Fabrique du « Conte d'été » (2005). Il a également travaillé pour le théâtre avec des metteurs en scène tels que Jacques Lassalle, Jean-Marie Villégier, Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret.


ROBERT ENRICO (1931-2001)  


 













Cinéaste français. Après s'être fait connaître par ses courts-métrages (La Rivière du hibou, 1961), il débute dans le long-métrage avec La Belle Vie (1963), qui évoque la guerre d'Algérie. Suivront de gros succès commerciaux comme Les Grandes Gueules (1965), Boulevard du rhum (1971), Le Vieux Fusil (1976). Il réalise également des films pour la télévision (Un neveu silencieux, 1975) et des adaptations littéraires comme Au nom de tous les miens, d'après Martin Gray (1983). En 1989, il est chargé de réaliser le film officiel qui accompagne la célébration du bicentenaire de la Révolution française.

Court-métrage La Riviere du Hibou


ROBERT DHÉRY (1921-2004)  



Acteur et réalisateur français. Formé aux arts du spectacle par le cirque, avant d'étudier au cours Simon, Robert Dhéry, de son vrai nom Robert Léon Fourrey, fonde, au lendemain de la guerre, avec l'aide de son épouse Colette Brosset, la troupe comique des Branquignols qui rassemble, entre autres, Louis de Funès, Pierre Tornade, Jacques Legras… Le nom de la troupe devient en 1949 le titre d'un film qui remporte un grand succès. Il tourne ensuite Sylvie et le fantôme (1945),Bertrand cœur de lion (1950), Ah ! les belles bacchantes (1954), La Belle Américaine(1961). Passé de l'autre côté de la caméra, il réalise Allez France ! (1964), Le Petit Baigneur (1968), Vos Gueules les mouettes (1974). Enfin, il met en scène de nombreuses pièces de théâtre dont Le Comte Ory, en 1976, Vive Offenbach, en 1979, ou Le Chapeau de mon oncle, en 1991.

JEAN DEVAIVRE (1912-2004)















Cinéaste français. Après des études d'ingénieur aux Arts et Métiers, Jean Devaivre, de son vrai nom Jean Justin de Vaivre, réalise une quinzaine de films, parmi lesquels se détachent : La Dame d'onze heures (1947), variation sur le genre policier, La Ferme des sept péchés (1949), une enquête sur l'assassinat du journaliste Paul-Louis Courier, et Alerte au Sud (1953), avec Erich von Stroheim et Jean-Claude Pascal, qui remportera un vif succès. De la guerre d'Espagne au maquis de René Fléchard, Jean Devaivre s'engage dans les différents combats de la Seconde Guerre mondiale. Il entre dans la clandestinité en 1940. Le film de Bertrand Tavernier. Laissez-passer (2002) s'inspire de sa vie telle qu'il l'a relatée dans ses Mémoires (Actions !, 2002).


JACQUES DERAY (1929-2003)


Réalisateur de films français. De son vrai nom Jacques Desrayaud. D'abord assistant de Gilles Grangier, de Marcel Camus, de Jules Dassin puis de Luis Buñuel, Jacques Deray réalise, de 1960 à 2000, quelque vingt-cinq films, pour la plupart policiers. Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, réunis dans Borsalino (1970), lui permettront de réaliser bon nombre de ses succès, interprétant notamment, pour le premier, La Piscine (1969), Flic Story (1975), pour le second, Le Marginal (1983), Le Solitaire (1987). Son film le plus personnel Un papillon sur l'épaule a été tourné en 1977 avec Lino Ventura qui incarne un personnage pris pour un autre puis persécuté par des forces obscures qui finissent par avoir raison de lui.




RICHARD DEMBO (1948-2004)

Réalisateur français. Assistant de Jean Schmidt, George Stevens puis André Téchiné, Richard Dembo accède à la réalisation en 1984 avec La Diagonale du fou, qui met en scène, en pleine guerre froide, un maître, champion du monde d'échecs (Michel Piccoli), et son élève dissident passé à l'Ouest (Alexandre Arbatt). Le film obtient le prix Louis Delluc, le césar du meilleur premier film et l'oscar du meilleur film étranger. Son deuxième long-métrage L'Instinct de l'ange (1993), qui relate la quête désespérée d'un pilote (Lambert Wilson) au cours de la Première Guerre mondiale, bénéficie d'un succès d'estime. Il publie en 2002 et 2003 deux romans, Diva divina(sur l'opéra) et Le Pouvoir de l'illusion (sur les méfaits du colonialisme), et réalise coup sur coup une comédie, La Carpe dans la baignoire, et La Maison de Nina, où il évoque les Maisons d'enfants qui ont accueilli, après la Libération, les jeunes enfants déportés.













JEAN  DELANNOY (1908-2008)

Disparu à l'âge de cent ans, ce metteur en scène, né en 1908 à Noisy-le-Sec, aura illustré, durant plusieurs décennies, un certain classicisme, signe distinctif de la production française des années 1940 et 1950, notamment. Passeur de grands classiques (Victor Hugo, Madame de La Fayette), adaptateur de grands contemporains (Gide, Sartre, Simenon) ou de littérature populaire (Paul Féval, Pierre Véry), Jean Delannoy, après une brève carrière d'acteur, se révèle au public en 1942, avec Macao, l'enfer du jeu, d'après Maurice Dekobra, avec Mireille Balin. Il avait déjà dirigé la comédienne dans La Vénus de l'or (1938), habile étude des milieux financiers ; il la retrouvera dans une adaptation plutôt réussie de Pierre Véry, L'assassin a peur la nuit (1942). Un montage nerveux, un rythme « à l'américaine » le prédisposent aux films de genre. Delannoy s'essaie même aux films conçus pour des chanteurs en vogue, tels Fièvres (1941), où Tino Rossi, malgré les relances amoureuses de Jacqueline Delubac, Madeleine Sologne et Ginette Leclerc, ne renonce pas à la prêtrise ! C'est une des meilleures apparitions de ce chanteur à l'écran.

Réalisateur

1937 : Ne tuez pas Dolly (moyen métrage) (+ régisseur)
1937 : La Vénus de l'or
1937 : Tamara la complaisante
1941 : Le Diamant noir (+ scénariste)
1942 : Fièvres
1942 : Macao, l'enfer du jeu
1942 : L'assassin a peur la nuit (+ adaptateur)
1942 : Pontcarral, colonel d'empire
1943 : L'Éternel Retour
1944 : Le Bossu
1945 : La Part de l'ombre (+ scénariste)
1946 : La Symphonie pastorale (+ scénariste)
1947 : Les jeux sont faits (+ scénariste)
1948 : Aux yeux du souvenir (+ scénariste)
1949 : Le Secret de Mayerling (+ scénariste)
1950 : Dieu a besoin des hommes
1951 : Le Garçon sauvage
1952 : La Minute de vérité (+ scénariste)
1953 : La Route Napoléon (+ scénariste)
1954 : Destinées - segment « Jeanne »
1954 : Secrets d'alcôve (Il Letto) - segment « Le Lit de la Pompadour » (+ scénariste)
1954 : Obsession (+ scénariste)
1955 : Chiens perdus sans collier (+ scénariste)
1956 : Marie-Antoinette reine de France (+ scénariste)
1956 : Notre-Dame de Paris
1958 : Maigret tend un piège (+ scénariste)
1959 : Guinguette
1959 : Maigret et l'Affaire Saint-Fiacre (+ scénariste)
1960 : Le Baron de l'écluse (+ scénariste)
1960 : La Française et l'Amour - segment « L'Adolescence »
1961 : La Princesse de Clèves (+ scénariste)
1961 : Le Rendez-vous (+ scénariste)
1963 : Vénus impériale (Venere imperiale) (+ scénariste)
1964 : Les Amitiés particulières
1965 : Le Majordome
1966 : Les Sultans (+ scénariste)
1966 : Le Lit à deux places, film à sketches
1967 : Le Soleil des voyous (+ scénariste)
1970 : La Peau de Torpedo (+ scénariste)
1972 : Pas folle la guêpe
1976 : Le Jeune Homme et le Lion, téléfilm
1978 : Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut, feuilleton télévisé de 6 épisodes
1979 : Les Grandes Conjurations : Le Coup d'État du 2 décembre, épisode d'une série télévisée
1980 : L'Été indien, téléfilm
1981 : Frère Martin (La justice de Dieu, La justice du Pape), téléfilm en deux parties
1983 : Le Crime de Pierre Lacaze, téléfilm en deux parties
1987 : L'Énigmatique Monsieur S. ou Tout est dans la fin, téléfilm (+ scénariste)
1987 : Bernadette (+ scénariste)
1989 : La Passion de Bernadette (+ scénariste) (suite du film précédent, n'a visiblement été distribué qu'à Lourdes)
1990 : Le Gorille, série télévisée - épisode : « Le Gorille compte ses abattis »
1995 : Marie de Nazareth (+ scénariste)


 Film de Jean Delannoy 

Bernadette


Synopsis et détails

Évocation de la vie de Bernadette Soubirous, ainée d'une famille de quatre enfants, qui, a l'age de quinze ans, vit apparaitre près de la grotte de Massabielle la vierge Marie ou, selon ses propres termes, "une dame habillée de blanc, plus que belle". Cette "dame en blanc" apparaitra encore dix-sept fois devant les yeux éblouis de la jeune fille et provoquera de nombreuses polémiques qui fit de Lourdes une capitale religieuse. "Plus l’humanité avance sur les sentiers de la science, plus elle est aux prises avec les grands mystères qui l'entourent depuis la nuit des temps."





ALAIN CORNEAU (1943-2010)
Né en 1943 à Meung-sur-Loire (Loiret), diplômé de l'I.D.H.E.C. en montage et réalisation, cinéphile amateur de cinéma américain et habitué de la Cinémathèque, Alain Corneau prépare aux États-Unis un documentaire sur le jazz, dont il est passionné. Mais il ne peut le mener à bien et devient assistant de Costa-Gavras, Marcel Camus, Michel Drach, José Giovanni ou Roger Corman. Original thriller politique, son premier long-métrage France, société anonyme (1973) retient l'attention mais ne convainc ni la critique ni le public. Corneau va s'imposer alors au box-office comme le maître du policier en dix ans et cinq films. Trois d'entre eux seront réalisés avec Yves Montand, qui incarne d'abord « un flic » pris à son propre piège (Police Python 357, 1976), puis un homme prisonnier d'un diabolique engrenage (La Menace, 1977), et enfin un ancien truand (Le Choix des armes, 1981) poussé à reprendre du service par la violence aveugle d'un voyou sans scrupules (Gérard Depardieu). Le script met en évidence le passage des règles classiques du « milieu » à la criminalité sanglante des nouvelles générations. Les scénarios des trois films sont méticuleusement agencés et spectaculairement mis en scène avec un sens de l'espace d'une grande beauté


Filmographie Réalisateur

1976 : Police Python 357
1977 : La Menace
1979 : Série noire
1984 : Fort Saganne
1986 : Le Môme
1989 : Nocturne indien
1991 : Tous les matins du monde
1995 : Le Nouveau Monde
1997 : Le Cousin
2000 : Le Prince du Pacifique
2002 : Stupeur et tremblements
2005 : Les Mots bleus
2007 : Le Deuxième Souffle
2010 : Crime d'amour

FILM NOTRE DAME DE PARIS  





Synopsis et détails


Au XVè siècle, sous la France de Louis XI, ce dernier autorise une foire annuelle de danseurs et baladins sur le parvis de Notre-Dame et à cette occasion l’alchimiste Claude Frollo rencontre la belle bohémienne Esmeralda. Il s'en éprend et demande au bossu Quasimodo de l'enlever sans se douter qu’interviendraient le poète Gringoire et le capitaine des archers Phoebus, tous deux également amoureux d'Esmeralda.













CLAUDE CHABROL (1930-2010)

Des cinéastes de la Nouvelle Vague, Claude Chabrol est le plus inclassable. Il n'a ni le romantisme réfléchi de Truffaut, ni la modernité affichée de Godar, ni l'ascétisme quasi mystique de Rivette, ni la rigueur obsessionnelle de Rohmer. Si certains projets attendent le moment propice pour éclore, il préfère tourner n'importe quoi plutôt que de ne pas tourner, comme un sportif ne cesse de s'entraîner en vue de l'exploit exceptionnel. D'où une carrière en dents de scie où le meilleur côtoie parfois le pire, parsemée de moments fastes, telle cette période si féconde tant sur le plan artistique que commercial, de 1965 à 1975, liée à la connivence entre le réalisateur et un jeune producteur, André Génovès, retrouvée par la suite sous une autre forme avec le producteur Marin Karmitz.


Filmographie Réalisateur

1959 Le Beau serge
1959 Les Cousins
1959 à double tour
1960 Les bonnes femmes
1961 Les godelureaux
1962 Les sept péchés capitaux (sketch)
1963 Ophélia
1964 Les plus belles escroqueries du monde (sketch)
1965 Paris vu par... (sketch)
1965 Marie-chantal contre le docteur kha
1965 Le Tigre se Parfume à la dynamite
1967 Le Scandale
1968 Les Biches
1969 La Femme infidèle
1970 Le Boucher
1970 La Rupture
1971 la décade prodigieuse
1972 docteur popaul
1973 les noces rouges
1975 Une Partie de Plaisir
1976 Folies Bourgeoises
1977 Alice ou la Dernière Fugue
1977 Les Liens de sang
1978 Violette Nozière
1987 Masques
1987 Le cri du hibou
1988 Une affaire de femmes
1990 Jours Tranquilles à clichy
1990 Docteur m
1991 Madame Bovary
1992 Betty
1993 L’œil de vichy (doc.)
1994 L’enfer
1995 La Cérémonie
1997 Rien ne va plus
1999 Au Cœur du Mensonge
2002 La Fleur du mal
2004 la Demoiselle d'honneur
2005 L'ivresse du pouvoir
2006 La Fille Coupée en deux
2008 Bellamy